Soins / Techniques
Publié le 15/06/2009 à 21:49 par kba
Le traditionnel "clapping" a cédé sa place à la méthode d'augmentation du flux expiratoire dirigé. Le désencombrement, tant des voies aériennes supérieures que pulmonaires, effectué au début de la phase sécrétoire et associé au traitement médicamenteux, permet d'éviter dans la grande majorité des cas la surinfection pulmonaire et ses complications tout en raccourcissant le délai de guérison.
Seules sont efficaces les actes visant à augmenter le flux expiratoire. Le but est d’évacuer les sécrétions en les faisant remonter le plus haut possible dans l’arbre bronchique et de les faire sortir via la bouche grâce à la respiration de l’enfant. La pression exercée sur le thorax et l’abdomen en phase expiratoire permet d’amener les sécrétions dans la trachée. Souvent impressionnante pour les parents, ces pressions s’exercent sur la cage thoracique du bébé, qui, à cet âge, est plus souple. Une fois dans la trachée, les sécrétions sont évacuées dans la bouche grâce à un réflexe de toux provoqué par une pression. Enfin, il suffit d’empêcher l’enfant de les avaler en facilitant l’expectoration.
pour plus d'info : http://www.postiaux.com/index.php?option=com_content&view=article&id=6&Itemid=5&lang=fr
Publié le 08/03/2009 à 12:00 par kba
vu sur l'excellent JIM :
http://www.jim.fr/e-docs/00/01/A0/D4/document_actu_med.phtml
"La pathologie de la coiffe des rotateurs est un motif fréquent de consultation. Le traitement non chirurgical comporte l’administration d’AINS, des infiltrations locales de corticoïdes et des séances de kinésithérapie ou d’électrothérapie.
Le mode d’action exact des corticoïdes demeure mal connu : action locale ou générale prépondérante ? Plusieurs études ont tenté de répondre à cette question, afin de déterminer l’intérêt d’un guidage de l’injection sur le site exact de l’inflammation mais les résultats restent contradictoires.
Afin d’étudier l’importance du positionnement de l’injection cortisonée dans cette pathologie, une équipe multidisciplinaire norvégienne a effectué une étude contrôlée, randomisée en double aveugle, comparant l’effet d’une injection de corticoïdes échoguidée dans la bourse sous acromiale à celui d’une injection intramusculaire du même produit dans la région glutéale.
Cent-six patients ont été sélectionnés qui ont été répartis en 2 groupes :
- groupe « injection par voie locale » : ces patients ont reçu de la lidocaïne et un corticoïde par voie locale (infiltration échoguidée de la bourse sous acromiale) et de la lidocaïne par voie intramusculaire (région glutéale)
- groupe « injection par voie générale » : ces patients ont reçu de la lidocaïne par voie locale (infiltration échoguidée de la bourse sous acromiale), de la lidocaïne et de la cortisone par voie intramusculaire (région glutéale)
Les paramètres étudiés étaient : la douleur globale de l’épaule et un score fonctionnel prenant en compte la mobilité passive de l’articulation glénohumérale et le test de HAWKINS ; l’évaluation s’est faite 6 semaines après la réalisation de la procédure.
La différence moyenne des scores de douleur et de capacité fonctionnelle entre les deux groupes n'a pas été significative : -5,2 (avec un intervalle de confiance de 95 % [IC95] de - 13,9 à 3,5) et de – 4,1 après ajustement sur les scores initiaux; p=0,32). Une différence modérée mais significative a été observée au bénéfice du groupe « injection par voie locale » pour deux critères secondaires.
En conclusion, cette étude semble montrer qu’il n’existe pas de différence significative dans le devenir à court terme des patients atteints de pathologie de la coiffe des rotateurs, qu’ils soient traités par corticoïdes administrés par injections locales échoguidées dans la bourse sous acromiale ou par injections intramusculaires.
Toutefois, il se peut que l’administration échoguidée dans la bourse sous acromiale de lidocaïne chez tous les patients ait contribué à l’amélioration observée dans les deux groupes.Dr Cécile Borget"
Publié le 06/11/2008 à 12:00 par kba
Vu sur
http://www.jim.fr/medecin/21_orl/e-docs/00/01/95/74/document_actu_med.phtml
Les corticoïdes sont plus efficaces que les antiviraux dans la paralysie faciale a frigore ?!
La paralysie faciale a frigore est une affection très fréquente (incidence annuelle de 30/100 000). Dans 70 % des cas, l’évolution sans traitement est favorable en 6 mois sans aucune séquelle esthétique. Le mécanisme actuellement reconnu est celui d’une inflammation du nerf facial. Plusieurs travaux ont retrouvé des arguments en faveur de l’implication des herpes virus. De très nombreuses études ont rapporté une efficacité des corticoïdes ou de l’acyclovir. Toutefois, le nombre des patients inclus était trop faible pour déterminer avec précision le bénéfice de l’un ou de l’autre des médicaments.
Un essai thérapeutique en Suède a été entrepris avec comme objectif de vérifier la récupération motrice à court et long terme (12 mois) après un traitement par valaciclovir et/ou méthylprednisolone.
"Les auteurs sont nuancés dans leur conclusion et passent en revue les imprécisions de leur travail et rappellent qu’un certain nombre de paralysie faciale a frigore ne sont pas en rapport avec une infection par les herpes virus. Toutefois, on peut conclure à une probable inefficacité du valaciclovir et, au contraire, à l’efficacité de la prednisolone ; ce qui n’avait jamais vraiment été réellement prouvé auparavant."
Pour ceux que cela intéresse :
http://www.orl-france.org/enseignement/Les%20cours/Question326/cours4.htm
Publié le 20/08/2008 à 12:00 par kba

du latin : acus, « aiguille » et pungere, « piquer »
Selon la tradition chinoise, l'être vivant, et ici plus particulièrement l'homme, est une organisation résultant de la combinaison de matière - le corps matériel ou physique - de nature yin, et d'énergie - qui anime la matière - de nature yáng. L'équilibre harmonieux entre ces deux composants conditionne l'état de santé. Les perturbations de cet équilibre sont responsables de la maladie. Toute perturbation de nature à rompre cet équilibre affecte d'abord préférentiellement l'énergie.
L'énergie circule notamment le long de conduits appelés méridiens, et, à partir de ces méridiens, se répand dans tout le corps pour insuffler son principe vitalisant (yáng) à l'ensemble des constituants de l'organisme. Elle a une certaine correspondance avec le sang, qui, lui-même, circule dans des conduits (vaisseaux) et se répand dans tout le corps pour l'irriguer de son principe yin.
En outre, il y a plusieurs énergies, chacune ayant sa spécialité ; outre les méridiens principaux, il y a encore une foule de méridiens aux fonctions diverses ; l'équilibre de l'organisme humain doit toujours être évalué relativement à celui de son environnement, et de cycles qui vont en rythmer l'évolution. Cycles avec lesquels il devra rester en harmonie et dont les correspondances matérielles (les cinq éléments) vont servir de repère à l'acupuncteur pour établir son diagnostic et son traitement, en fonction de règles subtiles qui trouvent leur origine dans le taoïsme.
Les méridiens principaux sont parcourus de points qui sont autant de zones stratégiques. Contrairement à ce que s'imagine habituellement le profane, ces points n'ont pas en eux de vertu thérapeutique spécifique. C'est-à-dire qu'il n'y a pas un point du sommeil, un point de l'angine, de la douleur dentaire ou de la colique abdominale. Les points permettent, ainsi que précisé plus haut, d'influer sur le cours des énergies.
Les points les plus importants pour le traitement des énergies des méridiens par l'aiguille sont ceux situés près des extrémités. Il est facile de s'assurer de la localisation d'un point : l'implantation de l'aiguille dans la peau est en principe indolore : le simple contact de la pointe de l'aiguille n'est pas ressenti quand on est précisément dans le point, alors qu'il l'est un ou deux millimètres plus loin.
Des centaines d’essais cliniques de l’acupuncture ont été menés sur des milliers de patients et concernant des applications très variées. Mais le plus souvent, ils restent l’objet de nombreuses critiques méthodologiques. Cependant, diverses études semblent aujourd’hui lui attribuer des effets thérapeutiques dans le traitement des nausées-vomissements ou un certain pouvoir analgésique.
Publié le 20/04/2008 à 12:00 par kba

Quelques astuces en médecine....
sur http://www.stethonet.org/trucs/trucintro.php
Nouveau-nés : de l'eau sucrée lors des gestes douloureux
Donner quelques millilitres d'eau sucrée à un nouveau-né qui subit un geste invasif est un moyen apparemment efficace, et sans risque, de le soulager.
Les nouveau-nés et les nourrissons sont soumis à certains gestes douloureux (prélèvements sanguins, vaccinations, etc.) pour lesquels on utilise parfois des analgésiques locaux dont l'efficacité est réelle, mais qui ne vont pas sans effets indésirables.
Une synthèse méthodique d'un groupe du Réseau Cochrane, actualisée en avril 2004, a analysé les essais comparatifs randomisés ayant évalué l'effet antalgique de l'eau sucrée utilisée lors de prélèvements sanguins chez des nouveau-nés
Ils ont comparé l'ingestion d'eau sucrée (le plus souvent 2 ml) administrée par une seringue ou par une tétine versus de l'eau non sucrée, ou une tétine sèche, administration pendant le geste douloureux ou immédiatement après, ou pendant et après.
En raison de la diversité des interventions, la méta-analyse des résultats est de portée modeste. Quoi qu'il en soit, l'eau sucrée a conduit à une réduction de stigmates physiologiques imputables à la douleur.
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Le ruban adhésif contre les verrues
Les gros rubans adhésifs qui ont déjà de nombreux usages dans la vie domestique, notamment pour fermer les cartons de déménagement, pourraient aussi servir à retirer les verrues, selon une étude américaine: une alternative efficace et moins douloureuse à la classique azote liquide.
Du ruban adhésif a été fixé sur les verrues des patients pendant six jours, au terme desquels le ruban était retiré. Ils étaient ensuite invités à tremper la zone concernée dans de l'eau et à utiliser de l'émeri ou une pierre ponce pour gratter la verrue. Le ruban devait être reposé le lendemain matin, et le traitement reconduit pour deux mois maximum jusqu'à ce que la lésion ait disparu.
En provoquant une irritation de la verrue, le ruban entraîne une réaction du système immunitaire, empêchant la poursuite de son développement.
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Stopper une épistaxis
Moucher, asseoir, comprimer !
Les gestes techniques de tamponnement ne viennent qu’en seconde intention, mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué....
Le mouchage initial vise à éliminer un éventuel caillot en cours de constitution à l’intérieur de la cavité nasale.
L’intérêt de ce geste doit être clairement expliqué au patient qui sera naturellement réticent à le réaliser dans la mesure où il va initialement concourir à augmenter l’importance du saignement.
La position « assis penché en avant » a pour finalité de limiter le risque d’écoulement postérieur et donc la pérennisation d’un saignement occulte.
La compression digitale de l’aile du nez homolatérale au saignement contre la cloison médiane doit être ferme et surtout maintenue suffisamment longtemps, c’est-à-dire au moins dix minutes, ce qui peut paraître long au patient mal informé qui aura tendance à la relâcher spontanément toutes les deux ou trois minutes pour vérifier son effet et détruire par là même son efficacité.
Recherche de l’étiologie : dans un second temps
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Traitement du hoquet
Faire sucer un sucre imbibé de vinaigre.
Le hoquet est une irritation du phrénique et peut être la traduction d'une pneumonie ou d'une péritonite entre autres.
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Crampes nocturnes
Souvent qualifiées d'essentielles aprés avoir éliminé une cause curable (hypokaliémie, insuffisance veineuse, artérite...), elles ne répondent pas ou peu à un traitement médicamenteux.
Divers moyens non médicamenteux, dont certains anecdotiques, tel qu'un aimant au pied du lit, ont été essayés sans efficacité démontrée pour la prévention des crampes musculaires essentielles.
L'étirement passif du muscle atteint met rapidement fin à la crampe. Environ un quart des patients sujets à des crampes peuvent induire des crampes en contractant volontairement le muscle à sa position la plus courte.
Ces constatations ont fait proposer des exercices d'étirement musculaire à répéter dans la journée pour prévenir les crampes nocturnes.
Ces exercices consistent à se tenir debout face à un mur à une distance d'environ 1 mètre puis à se pencher en avant afin de toucher le mur avec les mains, en gardant les talons collés au sol. Cette position est à maintenir pendant 10 secondes et à répéter après une période de relaxation de 5 secondes.
Ces exercices sont répétés 3 fois par jour. Les symptômes disparaissent en 2 à 7 jours. (source: "Prescrire" 1981)
Une méthode simple, valant la peine d'être essayée.
Publié le 27/12/2007 à 12:00 par kba
Publié le 03/10/2007 à 12:00 par kba

La neurostimulation électrique transcutanée est une technique non médicamenteuse et non effractive destinée à soulager la douleur à l’aide d’un courant électrique de faible tension transmis aux nerfs par des électrodes placées sur la peau. L’acronyme TENS, par lequel on désigne souvent cette thérapeutique, vient de l’appellation anglaise de la technique : Transcutaneous Electrical Nerve Stimulation.
Un peu d'histoire : à l’époque de Socrate, on traitait les douleurs arthritiques et le mal de tête en utilisant un poisson électrique pour soulager la douleur
Les mécanismes d’action :
On n’a pas encore complètement élucidé les mécanismes par lesquels le courant électrique peut soulager la douleur. Il existe présentement deux hypothèses principales pour expliquer cette action analgésique : la théorie du portillon et la stimulation de la production endogène d’analgésiques naturels.
La théorie du portillon, ou théorie du passage contrôlé de la douleur, fut d’abord formulée par les créateurs de la neurostimulation transcutanée, Ronald Melzack et Patrick Wall. Selon cette hypothèse, le courant électrique envoyé aux nerfs contribuerait à bloquer le passage de l’information douloureuse vers le cerveau. Le portillon serait ainsi fermé entre les nerfs et la moelle épinière, voie normale de transmission des impulsions nerveuses vers le thalamus et le cortex cérébral.
Les analgésiques endogènes sont des substances antidouleur que l’organisme produit naturellement en fonction de ses besoins. Il s’agit des endorphines, des enképhalines et des dynorphines, substances apparentées à la morphine, dont la production serait stimulée par le passage du courant électrique dans les nerfs.
Il est aussi possible que les effets analgésiques de la neurostimulation transcutanée soient le résultat de ces deux mécanismes.
Contre-indications :
Les personnes à qui l’on a implanté un stimulateur cardiaque ne devraient jamais recevoir de traitement de neurostimulation transcutanée.
Chez les femmes enceintes, la neurostimulation pourrait déclencher prématurément les contractions.
Les électrodes ne doivent pas être placées près du coeur, sur le devant du cou, sur la tête ou près des yeux.
Pour en savoir plus :
http://www.institut-upsa-douleur.org/UserFiles/IGWSIUD/File/CLUD/neurostimulation.pdf